Bolsonaro : "Ordem sem progreso"

J’imagine l’angoisse des Indiens ce soir au #Brésil. L’angoisse des femmes. Des LGBTQ+. Des intellectuels. Des pauvres. Des artistes. Des "gauchistes". De tous ceux déjà sociétalement marginalisés et économiquement ostracisés.

Je vois la déception de tous ceux qui peinent à réaliser que la négritude n'est pas ou plus. Que réduire un groupe, "les Noirs", à une condition égale, une classe, une origine ou pire une couleur ne sert à rien face à la complexité de l'identité moderne couplée à des siècles de politiques assimilationnistes.

J'entends la plupart des médias étrangers servir une indignation molle et rance, outrés qu'un populiste d'extrême droite soit élu démocratiquement comme cela de "nulle part" (on attend pléthore de sujet type : "Qui est (vraiment) Bolsonaro?" ) 

Pourtant cet homme n'a pas avancé masqué. Il n y a aucune fulgurance dans son parcours. Pas de hasard. Il a posé les jalons de son ascension devant une communauté internationale passive, devant des médias complaisants face à la mise au ban de ses opposants et à la création d'un gouvernement de façade. Il n'avait plus qu'à gangrener de son discours de haine une société déjà malade, déjà fracturée économiquement et racialement. Une société où ceux censés le combattre sont mis, depuis longtemps, hors-jeu à coup d'apartheid économique ou territorial, de diffamation ou d'assassinat politique pour les plus emblématiques.

Ce populisme haineux ou devrais-je dire populicide car cela n'a rien à voir avec le peuple est désormais une pandémie propagée par des idéologues influents comme Steve Banon, (à la manœuvre une fois de plus) et nourrie par l'argent des élites pour les élites.

Ce soir est la conséquence logique d'une manne financière toujours entre les mains de la même oligarchie raciste et réactionnaire. 

Ce soir, n'est la victoire de personne si ce n'est des marchés financiers.

Le capital lui, a toujours été fasciste.